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FAQ : La vie de Freelance ?

16 juillet 2018

Depuis 9 mois, j’ai fait le choix de me lancer à mon compte en débutant une activité en freelance. Moi qui ai toujours eu un parcours classique, qui n’ai pas pris beaucoup de risques durant mes études,  j’ai parfois du mal à réaliser ! Se dire que le CDI n’est pas la seule chose qui compte ; se dire qu’on peut gagner sa vie sans faire du 8h/20h dans un bureau ; se dire qu’on peut être son propre patron à 24 ans ; se lever tous les matins en faisant ce qui nous plait, en partageant, en créant, en testant (en mangeant!), en voyageant… Avant d’arriver sur Instagram, j’ignorais totalement l’existence de ce monde. Pendant mes études, j’ai moi aussi été en quelque sorte formatée pour avoir les mêmes envies, les objectifs, les mêmes rêves que tout le monde… Mais depuis que je suis sur Instagram, je côtoie des personnes pleines de projets, de rêves, et qui se battent pour donner naissance en ce à quoi elles croient. J’ai appris à prendre des risques, à faire entendre ma voix, à m’imposer, à soutenir les autres, à prendre confiance en moi aussi. Et je me dis que peut être, sur un malentendu, mon histoire pourrait inspirer certains d’entres vous et vous pousser, un jour ou l’autre, à écouter cette petite voix au fond de vous qui vous dit d’oser, d’essayer pour n’avoir aucun regret.

 

Se lancer à son compte…

Depuis combien de temps es- tu à ton compte ?

J’ai fait ma demande de statut d’auto-entrepreneur en octobre dernier, à la fin de mon Master 2 en alternance. J’ai obtenu mon statut vers novembre. Mon premier client quant à lui est arrivé en décembre, ce qui fait que mes premiers revenus sont tombés en janvier! Quand je parle de mon activité, je dis encore qu’il s’agit de « mes débuts » ; j’ai parfois du mal à réaliser que ça fait quasiment 9 mois maintenant !

Quel statut as tu choisi ?

Quand on débute à son compte, le plus simple reste le statut de micro-entrepreneur. Tout le côté administratif est facilité.

Faut-il faire des études particulières ?

Le terme de « freelance » en soit, est très vague. On peut être freelance dans tous les domaines. Que ce soit Freelance en tant que musicien, photographe,  comptable ou freelance dans la communication. Donc en soit, tout le monde peut se lancer à son compte. Il faut juste trouver le domaine d’activité qui vous convient ; se spécialiser dans un domaine afin de pouvoir apporter une solution qualitative à ses futurs clients.

J’ai fait des études de Marketing, Stratégie et communication donc forcément j’ai une certaine appétence et affinité avec ce domaine, ce qui me sert au quotidien pour apporter des solutions plus efficaces. En revanche, côté photographie j’ai réellement appris sur le tas !

Qu’est-ce qui t’as fait sauter le pas ?

J’ai repris mon compte Instagram à mon retour d’Australie il y a deux ans. En 1 an et demi j’ai développé mon compte Instagram et lancé mon blog. Je me suis spécialisée dans les brunch, les coffee shop et petit à petit dans un milieu plus lifestyle. Ainsi, quand je suis arrivée à la fin de mes études en septembre dernier, un premier choix s’est posé. Cette année d’alternance avait été très intense. Je travaillais la semaine, j’essayais d’aller à quelques évènements le soir et je testais un nombre incalculable d’adresses le weekend pour créer du contenu pour la semaine. Je savais qu’en trouvant un emploi, avec des vraies responsabilités et probablement des objectifs chiffrés, je ne serais plus capable de suivre un tel rythme. Dans un même temps, je commençais à m’apercevoir que quelques responsables d’établissement seraient prêts à travailler avec moi. De nature un peu stressée j’ai longuement hésité à tenter l’expérience. Mais d’un autre côté, je ne voulais avoir aucun regret. J’ai donc fait ma demande, j’ai commencé avec mes premiers clients tout en cherchant un job à côté.

C’est alors qu’est arrivé le deuxième choix. Quelques semaines après le début de mes recherches, j’ai commencé un processus de recrutement avec une marque. A la fin de ce processus, ils m’ont fait une offre d’emploi. Je me suis alors retrouvée une seconde fois face à ce dilemme : Freelance à temps plein, une vie atypique, une expérience unique ou la sécurité du premier emploi, la première expérience, un revenu certain…La réponse vous la connaissez, j’ai choisi de continuer ce que je faisais, avec le soutien de mes proches. Je n’ai pas parlé de ce choix à mes parents parce que je sais qu’ils m’auraient poussé à accepter pour les mauvaises raisons.

A la suite de ce refus, j’ai décidé de me consacrer uniquement à mon activité. Je ne suis pas fermée à la possibilité de trouver un job « plus stable » mais il s’agira d’une opportunité et non quelque chose que j’aurais cherché à provoquer délibérément.

Quels sont les difficultés au départ ?

Se lancer à son compte n’est pas toujours évident. La première chose c’est de prendre confiance en soi et dans la légitimité de son travail. Je compare souvent Instagram à un système pyramidale. Même quand on fait les choses bien, on voit toujours ceux qui font mieux que nous. D’un côté c’est motivant, ça donne envie de s’améliorer sans cesse ; mais quand on se lance professionnellement on a parfois du mal à comprendre « pourquoi moi? ». C’est un travail au quotidien et aujourd’hui encore j’ai du mal à m’imposer quant à la qualité de mon travail.

Dans un deuxième temps, il faut trouver des clients. C’est un milieu où la concurrence est rude, où les prix sont très compétitifs d’une personne à l’autre, où le bouche à oreille est important et les contacts, essentiels. J’ai eu la chance de lancer mon Instagram un an avant de me lancer à mon compte de tel sorte que j’avais déjà quelques contacts dans ce milieu et que mon compte était déjà reconnu pour ses photos et mon expertise « brunch & coffee shop ». Je me suis vite rendue compte que même si on s’entendait ben avec ses clients, on conservait malgré tout une relation professionnelle et qu’il ne fallait rien lâcher pour défendre son travail.

Dans un même temps, j’ai rapidement été confrontée à la fragilité de ce statut. En effet, quand on est freelance, on a pas du tout la même sécurité que lorsqu’on est en CDD ou CDI. C’est à nous de fixer les conditions au moment du devis. C’est ainsi que l’un de mes premiers clients m’a annoncé du jour au lendemain qu’il n’avait plus de budget et qu’on allait s’arrêter la. C’est un travail qui ne s’arrête jamais. Même quand on a plusieurs clients, il faut sans cesse continuer d’entretenir ses relations, de créer de nouveaux contacts, de nouvelles opportunités afin de pouvoir rebondir rapidement en cas de coup dur. Aujourd’hui, afin de me protéger, j’ai inclus une clause dans mon devis qui stipule qu’un mois de préavis est nécessaire pour rompre un contrat.

C’est quoi le métier d’influenceurs ? Peut on faire un autre métier à côté ?

Alors tout d’abord, je ne me considère pas encore tout à fait comme un influenceur dans la mesure où mon instagram et mon blog ne constituent pas du tout ma première source de revenu. Je suis avant tout Photographe et Community Manager pour la majorité de mes clients. Il m’arrive également de faire de la stratégie d’influence pour certains d’entre eux. Cependant, en effet, depuis peu, je commence également à obtenir certains partenariats rémunérés, principalement sur Instagram. Il peut s’agit de posts sponsorisés unique ou de collaborations sur le plus long terme avec plusieurs posts ou voire des évènements auxquels je dois participer!

Comment est-ce que tu trouves tes clients ? Est-ce que c’est eux qui te contactent ? Grâce à la prospection ?

Je trouve mes clients de différentes manières :

  • Quand il s’agit d’un restaurant/coffee shop soit je m’y rends pour déjeuner, j’apprécie le repas et je discute ensuite avec le responsable pour connaître ses besoins.
  • Le bouche à oreille joue aussi un rôle important ainsi que toutes les rencontres que j’ai pu faire au cours des divers évènements, déjeuners…
  • Enfin, parfois, ce sont les établissements qui me contactent eux même pour connaître mes tarifs

La Rémunération…

Comment est-ce que tu fixes tes prix ? Donnes tu tes prix dès le premier contact ?

Pour fixer mes prix, je me base sur un tarif /jour de 300€. C’est à dire que 7h de travail valent 300€ ce qui donne un taux horaire de 43€/h environ. A partir de ce taux horaire, j’analyse les besoins du clients et je calcule simplement le nombre d’heure que cela va me prendre. Par exemple, un shooting prends au minimum 4h. Il y a ensuite la sélection des photos et la retouche ce qui fait qu’on arrive plus ou moins à 7h. Je facture ainsi 300€ le shooting, du moins quand il est inclus dans un forfait avec du Community Management… S’il s’agit d’un one shot, le tarif n’est pas le même. Le nombre de photo qui en ressort dépend également du nombre de posts dont le client a besoin chaque semaine. Ainsi, il est nécessaire de faire une projection mensuel pour pouvoir déterminer le prix.

Généralement, je prépare des devis » tiroir » avec plusieurs montants et plusieurs options afin que le client puisse adapter a ses besoins et son budget.

As tu investi de l’argent pour débuter ?

« Pour débuter » Haha…Mon compte Instagram constitue ma vitrine. C’est lui qui permet de montrer à mes prospects ce que je sais faire ou ce qui permet aux marques de me repérer. Par ailleurs, avant d’en être mon métier, c’est avant tout le partage qui m’anime. Toutes les semaines je teste des adresses pour partager les meilleures d’entre elles avec vous. Et tout ça, je le paie ! Je n’aime pas être contrainte à prendre une photo, à devoir poster obligatoirement ou à donner un avis positif si je n’ai pas aimé tant que ça. Alors oui il m’arrive d’accepter des invitations mais c’est peut être 10% des adresses que je teste !

De même pour les voyages, les looks, l’appareil photo… Tout ça c’est quelque chose que je finance moi même et qui est essentiel pour maintenir l’activité de mon compte au quotidien.

Le Business Model ?

Mon activité se divise en deux parties. Etant de nature un peu angoissée, je ne me voyais pas vivre uniquement de mon blog où le revenu est vraiment incertain et dépend des projets. Par exemple, au mois d’aout, les marques sont en vacances, il y a moins d’activité et je ne pourrais ne pas avoir de revenu pendant un mois. C’est pourquoi ma source de revenu principal provient de mes clients pour qui j’effectue les photos et pour qui je gère leur compte Instagram.

La Photographie et le Community Management :

Ces activités constituent donc ma source de revenu principale. J’ai actuellement 5 clients pour qui je gère les comptes Instagram et j’ai un dernier client pour qui je ne fais que les photos. Ces revenus peuvent donc être associés à un « salaire » régulier qui tombe tous les mois.

Instagram, blog, et influence :

Dans un deuxième temps, il se trouve que mon compte Instagram s’est développé et m’apporte désormais quelques opportunités de partenariats rémunérés. Ces revenus sont occasionnels, plus rares et s’apparentent à un « revenu variable ». Le fait que cette activité ne soit pas ma source de revenu principale me permet de choisir avec attention les partenariats que j’accepte.

Les cotisations sociales :

Lorsqu’on fait sa demande d’auto-entrepreneur, on nous demande de choisir entre une déclaration mensuelle ou trimestrielle. Personnellement j’ai choisi de déclarer mensuellement dans un soucis d’organisation. Tous les mois j’ai donc 25% de ce que je gagne qui est reversé pour les cotisations.

A la fin de l’année, j’aurais également mes impots à payer. Je vous avoue que je ne me suis pas encore renseignée sur ça.. Je mets de l’argent de côté de je verrai. C’est encore le début alors je continue d’y aller à taton !

Est-ce que tu arrives à en vivre?

J’arrive à obtenir un salaire tout à fait correct en fin de mois qui me permets de payer mon loyer, de mettre de l’argent de côté, de payer mes brunch, partir en vacances et profiter au quotidien. Je gagne concrètement un peu plus de 3000€/mois, hors revenu variable lié au blog.

Freelance, vie privée et confiance en soi…

N’as tu pas peur de ne pas être à la hauteur / Ne pas pouvoir demander conseils ?

C’est vrai que ça m’arrive. Quand j’ai un partenariat avec une marque et que je dois réaliser une photo ou bien que je me rends chez un client pour faire un shooting, je ne suis jamais 100% confiante. Mais j’y vais quand même et je donne le meilleur de moi même.

Par ailleurs, être freelance ne signifie pas être seule, au contraire! il est recommander de s’entourer des bonnes personnes! C’est vrai que naturellement j’ai tendance à aller vers ce que je connais, ce que je maitrise mais il m’arrive aussi de sortir de ma zone de confort, de tester de nouvelles choses et je sais que je peux compter sur mes proches pour m’aider ! Il peut s’agir de nouveaux sujets à aborder, de nouveaux supports à adopter voire même de nouveaux services, comme lorsque j’ai animé mon premier atelier smoothie bowl. Je devais alors préparer deux recettes de granola en amont et animer toute seule un atelier le lendemain. J’ai pu compter sur mes amies pour préparer ses recettes!

Qu’en penses tes proches ?

C’est une question qui est encore un peu délicate pour moi à gérer. D’un côté je sens comme une sorte « d’admiration » vis à vis de ce que j’ai réussi à créer mais j’ai parfois le sentiment que mes proches ne comprennent pas toujours ce que je fais et comme dirait Yoda, l’ignorance mène à la peur et la peur mène à la colère et le colère mène au côté obscur de la force! Mes parents me demandent très régulièrement si j’ai de nouveaux clients car ils sont plutôt inquiets vis à vis de mon travail. Au contraire, mes amis pensent que ma vie est toute rose car mon compte instagram respire la joie. Je pense qu’il ne faut pas oublier que ce qu’on montre ce que l’on veut bien montrer sur les réseaux sociaux et qu’il ne faut pas oublier que dans toutes situation il y a des coups durs et des aspects plus difficile à gérer.

Cependant, je pense aussi que plus le temps passe et plus je prends confiance en ce que je fais. Au début, je ne parlais que du positif, des « cadeaux », des « évènements » et c’est aussi cela qui induit en erreur. Je m’en suis rendue compte et c’est pour ça qu’aujourd’hui je prends aussi la peine de parler des problématiques, de ce qui se passe moins bien, des moments où je doute. On peut croire que c’est un métier facile mais la vérité c’est qu’aucun métier ne l’est !

Comment gères tu ton temps ?

Les journées passent mais ne se ressemblent pas. Je me lève le matin entre 8h et 8h30. Je me connecte sur l’ensemble des comptes Instagram de mes clients. Je poste sur certains d’entre eux, soit à 8h30 soit vers 11h pour l’heure du déjeuner. Tout dépend du contenu. Puis le matin je gère généralement les mails, j’update les calendriers éditoriaux pour les semaines à venir. Je fais de la retouche si besoin. Pour chacun de mes clients, je réalise un shooting par mois qui me prends toute une matinée. Puis le midi, sauf cas exceptionnel, je déjeuner à l’extérieur. Cela me permet de voir mes proches, de faire des rencontres mais surtout de faire une pause, de  tester de nouvelles adresses et de créer du contenu pour mon propre compte. L’après midi, c’est plus flexible. Il peut y avoir des rendez vous ou des coups de fil pro, des évènements blogs ; je peux également me poser dans un café pour travailler ou réaliser des shooting pour la partie « lifestyle » de mon compte. Parmi tout cela, je m’accorde 3/4 entrainements à la salle de sport.

Je n’ai pas de présence physique obligatoire, ce qui fait que je suis relativement flexible sur le déroulement de mes journées.

Qu’en est-il de la vie privée et pro ?

Après seulement 9 mois d’activité, j’avoue que c’est encore le point sur lequel je travaille. En tant que Community Manager et Instagrameuse/Influenceuse je n’ai concrètement aucun jour de repos et pas de vacances. Quasiment tous les jours je dois poster pour mes clients, m’occuper de leurs réseaux sociaux, répondre aux messages, aux questions…

Au delà de mes clients, la gestion de mon propre compte occupe également beaucoup mon esprit. Chaque sortie au restaurant est pour moi une occasion de créer du contenu et j’ai encore du mal à décrocher. De même si je prépare un brunch, si je pars en weekend, j’ai toujours en tête l’idée de devoir créer du contenu spontané et du contenu d’avance. C’est en ce sens que ce travail peut parfois être difficile. La limite entre les deux mondes est vraiment très fine et je pense que malheureusement qu’à mon humble niveau, le travail s’incruste encore dans certaines situation où il ne devrait pas. Première erreur.

Cette nouvelle vie se fait également sentir dans les relations que j’ai  avec mes proches. Mes journées sont très souvent chargées et j’ai tendance à me laisser emporter  au point de difficilement trouver du temps pour mes amis, d’être trop fatigué le soir, où de privilégier les weekends au « test de brunch » plutot qu’à un après midi chill entre amis ou un déjeuner en famille. Deuxième erreur ; même si depuis peu j’apprends à gérer mon contenu en semaine pour pouvoir justement profiter davantage de mes weekends.

En revanche, ce qui est clair dans ma tête c’est que les photos sont plus jolies en lumière naturelle. Ainsi, quand la nuit tombe, j’ai appris à dire stop et à profiter des moments. D’où le fait que je sois spécialisée dans les brunch et déjeuner 😉 Alors oui il y a quelques stories mais l’ordinateur est rangé, l’appareil photo est éteint et ça, ça fait du bien. D’

Il y a un an je n’avais pas conscience de tout ça mais aujourd’hui je sais ce qui ne va pas et j’ai bien l’intention de travailler dessus pour trouver un équilibre. La rencontre avec mon nouveau copain me permet également de mettre les choses en perspective ; savoir déconnecter quand il le faut, s’organiser autrement!

Quel appareil photos as tu ?

J’ai utilisé pendant très longtemps un Canon 70D avec un objectif 18-135mm et un 35mm. Aujourd’hui j’ai investi dans un Canon 6D Mark II avec deux objectifs : un 50mm et un 24-105mm.

« Es tu heureuse? »

Si l’on devait rapidement résumer cet article, je dirais que la vie de Freelance ne cesse de me surprendre chaque jour. J’adore pouvoir gérer mes journées, tester des adresses, rencontrer du monde, avoir du temps pour moi, pour les autres ou encore pour aller au sport. J’adore le fait d’être mon propre patron, de pouvoir choisir mes clients, choisir mes partenariats même si la création de contenu me stresse parfois et que j’ai peur que tout s’arrête du jour au lendemain..C’est définitivement un mal pour un bien. Aujourd’hui j’ai la chance de pouvoir en vivre correctement et je ne peux que continuer à donner le meilleur de moi même en espérant que ça continue sur cette lancée !

Le seul inconvénient que je vois aujourd’hui à cette situation est l’équilibre entre ma vie privée et ma vie pro. Mes clients nécessitent que je sois connectée tous les jours et j’ai encore le sentiment d’être parfois submergée par toutes les informations au quotidien et de ne pas totalement contrôler mon temps. Je m’organise quasiment à la dernière minute et je commence à comprendre qu’avec une telle activité il est nécessaire de s’organiser davantage. Ce n’est pas quelque chose qui est naturel chez moi mais c’est quelque chose sur lequel je dois impérativement travailler si je vous trouver ce fameux équilibre.

A long terme? Pour être honnête je ne pense pas que la situation telle qu’elle est sera éternellement viable. Je suis aujourd’hui beaucoup dans l’opérationnel, à courir à droite à gauche pour les shootings, pour les évènements ; je suis connectée H24 pour gérer les comptes de mes clients et j’aspire à quelque chose de plus stratégique pour la suite de ma « carrière ». Créer une agence pour gérer la partie commerciale/démarchage plutôt que l’exécution en elle même ? Trouver finalement un job dans une boite qui me parle, à un poste qui me plait ? Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait, je compte simplement me laisser porter et voir où cela me mène…

Mais aujourd’hui, oui, je suis heureuse comme ça.

 

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